MSCF, un nouveau Forum d’échange pour pédophiles abstinents!

L’initiative d’un jeune pédophile abstinent français ouvre une nouvelle porte pour ceux et celles qui cherchent un endroit où trouver soutien, conseils et camaraderie pour mieux gérer leur situation.

Beaucoup de pédophiles, surtout parmi les jeunes, peuvent se sentir intimidés par l’idée de contacter une association et/ou des professionnels pour recevoir le soutien dont ils ressentent le besoin. D’autres ont en tout cas la sensation que seulement des personnes ayant leur même parcours pourront vraiment les comprendre et les aider.

Pour vous tous, et bien d’autres, ce forum (nommé MSCF et inspiré par un forum américain issu de VirPed) pourrait bien devenir une importante ressource.

À noter que, bien entendu, les fondateurs et administrateurs du forum partagent la vision de notre action et veillent à garantir anonymat, confidentialité et bienveillance humaniste. N’ayez pas peur non plus de tomber sur des prosélytes de la pédosexualité active ou sur des sujets autrement malfaisants, les modérateurs veillent pour que tous et toutes soient en tranquillité.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez accéder au formulaire d’inscription en cliquant ici. Pour utiliser le forum vous allez devoir utiliser l’application Discord, soit directement sur votre browser, soit en la téléchargeant sur votre ordinateur, smartphone ou tablette.

Campagne participative : on a besoin de vous!

La campagne participative de l’artiste Chloé Cedille avec L’Ange Bleu a dépassé le 20% de son premier objectif.

On remercie du fond du coeur tous ceux et celles qui ont contribué. Vous avez posé les premières pierres de ce projet artistique et humaniste. Merci et bonne année 2017!

Avoir rejoint le 20% va nous permettre des contacter des blogueurs et petits médias locaux pour diffuser le message et rejoindre d’autres personnes. Avec un peu de chance on va pouvoir faire parler plus de ce projet et des solutions que L’Ange Bleu offre dans le domaine de la pédophilie et de la maltraitance sexuelle des mineurs.

La prochaine étape sera de rejoindre le 50% pour essayer d’intéresser des entreprises, autres associations et/ou des institutions locales à nous sponsoriser/soutenir.

Votre contribution peut nous faire arriver à cette nouvelle étape.

Vous pouvez contribuer à le succès de ce projet en partageant cette page et/ou en participant financièrement.

Vous pouvez lire les pages de ce site et juger personnellement de l’importance de notre combat, qui chaque jour souffre du manque de soutien et de conscience de la part de notre société.

Le magazine Psychologies publie un article sur la pédophilie abstinente

Les reporters de Psychologies ont interviewé la psychologue clinicienne Inès Gauthier (partenaire de L’Ange Bleu) et Mme Latifa Bennari (notre présidente) pour réaliser cet article s’adressant à la population pédophile.

Nous sommes vraiment heureux de voir que de plus en plus de professionnels et de médias s’intéressent à notre action et surtout à notre modèle préventif.

Avec un peu de chance, petit à petit le message arrivera aux institutions et au grand public, de sorte à générer le profond changement nécessaire pour mieux protéger les enfants et donner aux pédophiles la possibilité de vivre des vies normales, épanouies et inoffensives.

Vous pouvez lire l’article en cliquant ici.

L’Ange Bleu participe à l’initiative de prévention au sein de l’église

Le journaliste de 20 minutes Vincent Vantighem, qui s’est souvent intéressé à l’Ange Bleu, a récemment publié un article sur les initiatives de l’église catholique concernant la pédophilie.

Mme Bennari est vraiment heureuse de l’opportunité que la diocèse de Lyon lui a offert : elle parlera à environs 300 prètres et leur présentera un ex-évêque condamné dans le passé pour abus sur mineurs. Ce dernier a obtenu de réaliser son rêve de participer à une vraie initiative de prévention au sein de l’église, et on lui offre tous nos plus chaudes félicitations.

On espère que cette initiative fera ses preuves et encouragera d’autres institutions à mettre en place des actions compatibles avec cette innovative idée de prévention.

Vous pouvez lire l’article en cliquant ici.

Les mots de la compagne d’un pédophile abstinent

Nous publions ici le touchant témoignage d’une des milliers de compagnes de pédophiles qui nous contactent pour mieux comprendre leurs compagnons et les aider à gérer leurs troubles. Dans un monde qui se gave toujours plus de cynisme et indifférence, il devient essentiel de se souvenir que l’amour existe et qu’il peut triompher sur les pires difficultés.

 

Bonjour Latifa,

Merci pour votre accueil téléphonique de la semaine dernière et pour votre engagement. Je vous avais appelée afin de trouver le meilleur positionnement possible afin d’accompagner au mieux mon compagnon en souffrance du fait de ses affects pédophiles.

En parcourant votre site et aussi au gré de mes recherches et réflexions sur le sujet, il m’a paru de plus en plus évident que je devais soutenir votre action à mon niveau : celui d’un membre de l’entourage proche d’une personne pédophile.

Je vais donc témoigner, de façon anonyme dans un premier temps, car mon compagnon n’est pas prêt à effectuer ce qu’on pourrait appeler son coming-out.

Comment le pourrait-il, dans une société qui n’accepte ni sexualités ni déviances, ni maladie psychique? Dans cet environnement bien pensant, normatif, homophobe, misogyne, psychophobe (et je pèse mes mots) où il n’y a pas de place pour le hors-norme?

Et pourtant mon compagnon l’est, hors-norme. Et pas que du fait de ses attirances. Il l’est par son intelligence hors du commun, sa sensibilité, son ouverture d’esprit.

Sa sexualité est ce qu’elle est, parce qu’elle lui échappe.

Avez-vous choisi messieurs dames, votre hétérosexualité? Savez-vous que l’homosexualité est sortie du DSM [le registre des maladies mentales ndr] et n’est donc plus considérée comme une pathologie?

Je sais que la pédophilie et les paraphilies en général y sont décrites en revanche. Mais qu’est ce qui rend malade mon compagnon? Sa sexualité ou le fait de ne pas pouvoir la vivre?

Car c’est de cette impossibilité de ne pouvoir vivre cette facette de sa sexualité que découle le mal être. D’une part du fait de l’immense frustration sexuelle et affective que l’abstinence engendre, d’autre part de la sensation de ne pas pouvoir être soi.

Vous avez bien lu : abstinence. A vie. Parce que mon compagnon est pédophile pas pédosexuel. Cela signifie qu’il s’interdit le passage à l’acte. Il sait, avec toutes ses qualités citées plus haut, qu’un enfant n’est pas câblé pour avoir des relations sexuelles avec un adulte, et à quel point cela est destructeur pour lui.

De son propre aveux, il préférerait s’ouvrir les veines que de passer à l’acte.

Souvent le pédophile aime les enfants, je sais, cela vous hérisse. Et parce qu’il les aime, les détruire le détruit aussi.

Renseignez-vous. Au plus vous le serez, au moins vous aurez de préjugés. Vous serez alors plus apte à protéger et sensibiliser vos enfants.
Avec moins de préjugés, vous permettez à des pédophiles d’exister, sans se marginaliser, s’isoler. Exister c’est être considéré, comme un humain avec ses forces et ses faiblesses. C’est partager, et c’est trouver les ressources pour se faire aider.

Mon compagnon n’est pas qu’un pédophile. Ça, c’est une partie de sa sexualité et plus largement de sa vie affective (oui il a des sentiments aussi et surtout…). Il n’est pas pédosexuel. Il n’est pas un pervers psychopathe.

Pourquoi existe-il un numéro vert pour l’enfance maltraitée et pas pour les souffrants sexuels hormis l’action et l’écoute de Latifa BENNARI? Il n’y a ni prévention ni accompagnement en France. On prévient seulement la récidive.

On attend la chute, alors, d’un adulte en souffrance et parfois de sa victime. A conspuer le pervers présumé on en crée un système encore plus pervers…

On réagit maintenant ou on attend d’autres suicides et d’autres viols?

Merci de votre attention.

Une compagne d’un pédophile abstinent

Un hébéphile en contact avec l’Ange Bleu interviewé par The Independent au sujet de sa demande d’euthanasie

En souffrance depuis son enfance à cause d’une grave dépression, aggravée plus tard par le développement de ses tendances hébéphiles, Sébastien rêve d’être euthanasié le jour de ses 40 ans, pour effacer symboliquement sa propre naissance et toute son existence douloureuse.

En Belgique, c’est légal pour une personne souffrant d’une façon insupportable et constante, et qui peut prouver d’avoir déjà tout essayé pour trouver une solution, d’avoir accès à un programme d’euthanasie. Ce dernier consiste de trois commission d’experts qui évalueront le cas une à la fois, jusqu’à une décision finale soit prise. Si le programme est favorable et la personne n’a pas changé d’avis, on procède alors à l’injection létale. Autrement, un suivi thérapeutique est suggéré. » Lire la suite

Un père de trois enfant dépendant de la pédopornographie

Vous pouvez lire ici un courriel arrivé à Mme Bennari des Etats-Unis. Encore une fois, on peut voir comment le manque de structures de soutien et d’écoute en amont abandonne les personnes aux prises avec des désirs pédophiles (réels ou virtuels) à elles-mêmes, seules avec leur souffrance et leur secret. Beaucoup n’arrivent pas seuls à s’empêcher de devenir des délinquants sexuels (réels ou virtuels).

Je suis heureux de découvrir votre site et l’existence de votre travail.

Je suis européen d’origine et marié à une américaine, j’habite aux Etats Unis à X. Je me sens concerné par la consommation de la pédopornographie. Malgré les mesures répressives et les risques d’être repéré par les services de police, je n’arrive pas à arrêter même si j’ai essayé plusieurs fois. Je n’ai aucun désir ni problème avec les vrais enfants même lorsque je suis seul avec eux. Je me reconnais beaucoup dans certains de témoignages des pédophiles abstinents. Portant j’ai trois enfants que j’adore mais avec qui je suis un bon papa et rien d’autre. J’aime et désire mon épouse mais cela ne m’empêche pas de replonger dans cet enfer virtuel en sachant bien que les enfants derrière la toile ne sont pas des acteurs mais des véritables victimes.

J’ai découvert la pornographie adulte à l’âge de 12 ans dans des vidéos cachés dans la chambre de mon grand frère. Je les regardais rarement mais petit à petit c’est devenu comme une drogue et à force de regarder et à chercher des nouveautés, j’ai découvert à 18 ans la pédopornographie et je me suis retrouvé dans mes souvenirs de 12 ans avec la même excitation.

Lorsque j’ai rencontré a femme, j’ai pensé que ce besoin allait disparaître et je me suis trompée. J’ai essayé de me raisonner et de contourner les sites pédophiles mais les pulsions étaient plus fortes du côté des enfants. Je commençais à avoir des sueurs dans  la nuit et ma femme se posait la question sur ma santé. Elle était loin d’imaginer que j’avais vraiment besoin d’une aide spécifique et que si une association comme la vôtre existait je ne serais pas arrivé à ce stade de ma dépendance.

En lisant vos page sur votre site et tous les articles qui présentent votre démarche, j’ai retrouvé l’espoir. Je suis prêt à me faire aider et si nécessaire, je me rendrai en France pour participer à vos groupes de parole. J’ai lu sur votre association aux USA n’est pas encore opérationnelle, avez-vous une idée sur son ouverture ? Je crois que les Etats Unis auraient besoin de développer votre action dans la mesure où elle correspond totalement aux besoins des milliers de pédophiles abstinents mais consommateurs de la pédopornographie.
Je ne comprends pas pourquoi ces sites existent, pourquoi ils sont facilement accessibles et pourquoi les producteurs et réalisateurs ne sont pas poursuivis ?

Merci et bravo pour ce que vous faites et surtout continuez et transmettez cette formidable et admirable action. J’ai vu également que vous avez écrit un livre et attends sa publication aux Etats Unis avec impatience.

G

Six mois après le contact avec L’Ange Bleu

Nous publions ici le témoignage de T, écrit six mois après avoir pris contact avec L’Ange Bleu la première fois. Il est facile de voir comment le fait d’avoir pu être écouté et soutenu a changé sa vie en positif. Les besoins exprimés par T et milliers d’autres comme lui sont clairs et notre expérience, comme ce témoignage le montre, prouve qu’il est possible d’y répondre.

 

Six mois après ma rencontre avec Latifa de l’ange bleu

J’avais déjà écrit le 19 juin 2015 un peu après avoir rencontré Latifa et avoir commencé mon sevrage de la pédopornographie. J’avais fini mon écrit sur une note positive et j’ai bien eu raison car aujourd’hui ma vie a repris son sens!! Je peux donc dire que je suis heureux dans ma vie actuelle. Je voudrais donc témoigner de nouveaux pour donner de l’espoir aux personnes qui sont dépendantes de la pédopornographie et leur dire que c’est possible de s’en sortir et d’avoir une vie beaucoup plus saine et heureuse avec de la joie de vivre et de la sérénité.

1: Mon contact avec L’Ange Bleu et Latifa Bennari

Je peut donc dire que Latifa m’a sauvé la vie car sans elle je n’aurai jamais pu m’en sortir ; je pense que j’aurai été toujours accro à ces vidéos, photos, et les autres mangas pédopornographiques. Je dis bien m’a sauvé la vie car j’avais accumulé une telle frustration, une telle mauvaise image de moi, un isolement et mal-être profond que je pense que j’aurai fini par mettre fin à mes jours, ou peut-être même par tenter de reproduire ce que je voyais sur ces images et vidéos que je trouvais et que je sentais tellement malsains et atroces mais avec lesquels je « nourrissais » mon esprit plusieurs heures par jour. J’ai donc contacté Latifa par mail et elle m’a répondu quelques heures après…

Sa réponse a transformé ma vie, je me sentais totalement isolé et je pensais que personne ne pouvait me comprendre. Grâce à elle, j’ai compris que la seule solution pour moi pour m’en sortir, c’était le sevrage total de ces vidéos, ces images qui étaient la cause principale de mon malheur. Nous avons continué quelques échanges par mail, puis par des conversations téléphoniques qui m’ont énormément aidé.

J’ai lu aussi le dernier livre de Latifa dans lequel j’ai pu me reconnaître dans certains témoignages et aussi qui m’a permis de comprendre pourquoi j’en était arrivé là, que je n’étais pas un monstre, et surtout que j’avais les possibilités de m’en sortir par moi-même.

J’ai aussi participé à un groupe de parole organisé par Latifa qui m’a permis de rencontrer des personnes qui avaient le même profil que moi et surtout d’entendre la douleur des ex victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance. Le fait de voir ces victimes en face de moi, de les entendre témoigner de la douleur qu’elles ont subi durant leur enfance et l’impact que ça a eu dans leur vie jusqu’à aujourd’hui m’a fait comme un électrochoc et m’a ouvert les yeux.

La rencontre avec L’Ange Bleu a été décisive pour ma nouvelle vie, je n’aurais jamais assez de mots pour remercier Latifa et les membres de L’Ange Bleu.

2 Le développement personnel

Latifa m’avez donné les clefs pour me sortir de mon addiction, puis j’ai commencé à chercher des solutions en même temps que mon sevrage pour pouvoir tenir le coup et essayer d’ avoir une vie plus remplie afin de remplacer le temps que je passais sur mon ordinateur à consulter ces fichiers pédopornographiques par du temps qui serait bénéfique dans ma vie. Je n’aime pas trop lire, mais j’avais l’habitude d’écouter des podcast et c’est grâce à ça que j’ai commencé à écouter des podcast sur le développement personnel.

Par la suite j’ai aussi lu quelques livres qui m’ont aidé à avoir plus confiance en moi, à diminuer la timidité et à pouvoir rencontrer des nouvelles personnes afin de sortir de ma solitude.

Grâce à ces podcast et livres de développement personnel j’ai pu faire un travail sur moi en profondeur, comprendre certains de mes comportements qui me bloquaient dans ma vie de tous les jours, dus aussi à mon enfance. J’ai pu constater que mon enfermement mental dans cette addiction était beaucoup du à ma grande timidité, et que je préférais m’enfermer dans ce monde virtuel, plutôt que de sortir et essayer de rencontrer des filles de mon âge.
Le développement personnel m’a beaucoup aidé à aller mieux, m’a permis de m’améliorer dans de nombreux domaines de la vie et je continue à m’y intéresser tous les jours.

3 La méditation

La méditation fut très importante pour moi aussi ; j’ai commencé à la pratiquer de pleine conscience il y a un peu plus de 3 mois. Le premier mois je n’ai pas ressenti beaucoup d’effets mais en ayant une pratique régulière entre 10 à 20 minutes par jour, j’ai senti mon anxiété, toutes les pensées négatives, les peurs inutiles diminuer. J’ai pu être plus serein, repérer les moments où j’étais plus susceptible de rechuter ; ça m’a permis aussi de comprendre un peu de mon fonctionnement et des fragilités de mon mental.

A ce jour je pratique tous les matins une méditation guidée une vingtaine de minutes. Je tiens à préciser que je suis athée et que donc les méditations que je pratique sont laïques.

4 La psychologue

Depuis ces six mois je suis suivi par une psychologue, et j’ai franchi le pas de lui parler de mon addiction a la pédopornographie. Je pense qu’elle a du mal à se mettre à ma place car elle n’a pas les outils pour comprendre. Cependant elle a pu m’aider dans d’autres domaines de la vie, ce qui fait que je vais mieux aujourd’hui. Je n’ai pas pu la voir autant de fois que je l’aurai voulu car cela me demande un investissement financier important et elle était beaucoup prise par son emploi du temps.

Bilan depuis ma rencontre avec Latifa Bennari de L’Ange Bleu

Aujourd’hui je suis heureux d’être en vie, je continue à me battre tout les jours, ma vie n’est pas parfaite, mais je l’apprécie telle qu’elle est. Je tiens à dire que durant mon parcours j’ai fait trois rechutes, 3 soirs où je suis retourné voir des fichiers pédopornographiques, mais je me suis relevé le lendemain. Je m’en suis beaucoup voulu lors de la première rechute mais les autres fois, j’ai pris ça comme une expérience et j’ai essayé de comprendre pourquoi j’avais rechuté. Maintenant je pense que les jeunes filles et fillettes on repris la place qu’elle devraient avoir dans ma tête : celle d’enfants et non d’objets de désir. Bien sûr je les trouve toujours jolies, j’adore leur spontanéité, mais je les vois différemment d’avant ma rencontre avec Latifa.

Pour moi le chemin a été difficile mais par rapport au calvaire qu’était ma vie avant le 1er mail de Latifa ce n’est rien. Je ne suis qu’au début, mais grâce au travail que j’ai fait sur moi et surtout grâce a L’Ange Bleu je n’ai plus de doutes sur le fait que je resterais à jamais un pédophile ABSTINENT. J’espère trouver la future maman de mes enfants rapidement, il me reste à continuer a vivre, et a rester vigilant sur les pièges que nous dresse la vie!!

J’espère que mon témoignage redonnera de l’espoir au personnes qui comme moi étaient au plus profond du gouffre, et qu’il y aura des personnes comme à L’Ange Bleu avec un cœur suffisamment immense pour permettre de transpercer notre carapace et nous redonner le goût de vivre et de pouvoir nous en sortir.

T

Prévention d’une potentielle dérive

On publie ici le témoignage d’un jeune adolescent qui, comme beaucoup d’autres, nous avait contacté au sujet de sa consommation de pédopornographie. Il a écrit, corrigé et complété ce texte avec l’aide de Mme Bennari pour que son histoire soit connue et puisse aider d’autres personnes dans des situations similaires.

Bonjour,

au moment où j’écris cette lettre j’ai 15 ans. Je vais raconter précisément ce qui s’est passé depuis le début de mon escalade vers la pédopornographie.

À l’époque je devais avoir 11 ans. J’étais en train de regarder un forum sur un site de jeux vidéos extrêmement connu et très fréquenté. Tout allait bien, jusqu’à ce que je tombe sur un lien donné au hasard. Je me dis « Rien de bien méchant », sauf qu’en cherchant les jeux, à la place je tombe sur des images pornographiques homosexuelles. Au début je trouve cela dégoûtant, mais à force de regarder ma curiosité a fini par l’emporter et ces images provoquent en moi une certaine fascination. C’est à partir de là que la consultation de sites pornographiques a commencé et le besoin s’est ressenti.

Pendant 4 ans j’ai visionné ce type de contenu sans me rendre compte des conséquences à mon âge. Les contenus pornographiques devaient être toujours plus extraordinaires, sensationnels, jusqu’aux images les  plus violentes. Je me disais qu’il n’y avait rien de mal à tout ça, que c’était juste des fantasmes, que c’était bien différent de la réalité.

Mais à force de chercher les nouveautés, je suis tombé il y a trois mois sur la pédopornographie et là j’ai retrouvé une sorte de plaisir que j’ai déjà ressenti lorsque j’avais découvert la pornographie la première fois. J’ai donc commencé à rechercher cette fois les sites  pédopornographiques qui sont d’ailleurs faciles à trouver. Je suis resté encore accro à la pornographie adulte, mais mes recherches pour la pédopornographie se sont déroulées à de rares occasions. Il est vrai que mes rares recherches ne m’inquiétaient pas, sans prendre au sérieux  ma consommation car j’éprouvais toujours le besoin de la pornographie légale.

Mais doucement j’ai commencé à faire  des recherches intensives, sur des sites légaux et sur des sites qui l’étaient (ou du moins qui avaient l’air de l’être) beaucoup moins. Je n’ai réussi à en trouver que sur deux sites, les mineurs qui correspondent  à mon plaisir devaient avoir entre 11-12 et 18 ans. Mais  je me suis quand même satisfait une fois par l’image d’une fille en CP (chose dont j’ai infiniment honte). J’ai d’ailleurs téléchargé une image que j’ai effacée immédiatement même si l’adolescente était nudiste. À chaque fois, mon désir me poussait à me masturber devant ces vidéos, mais une fois que le plaisir s’estompait, je regrettais et me sentais trahi par moi-même.

J’ai bien compris que les enfants  qui sont dans ces vidéos sont victimes des criminels ou sont inconscients de ce qu’on leur demande de faire. Un sentiment de culpabilité me dominait. Moi qui me voulais bienfaiteur pour l’humanité, voilà à quoi j’en étais réduit.

Pour rigoler, Mes copains m’appellent pédophile parce que je fais des blagues sur le sujet même si  tout le monde les prend à la rigolade. Mais certains camarades trouvaient mes blagues osées, me demandaient parfois pour rire: « C’est vrai que tu aimes les petits? ». Je leur réponds non, et c’est aussi parce qu’en réalité, je ne ressens rien devant les vrais enfants. Mais cette expérience m’a fait douter de moi. Suis-je comme les hommes dont j’entends parler régulièrement? Suis-je comme ceux que je désapprouve? Suis-je un pédophile?

En prenant conscience que ce que je faisais était grave, j’ai cherché sur Internet des informations pour une aide, je suis tombé sur le site de l’Ange Bleu et compris que c’est l’endroit je pouvais trouver les réponses à mes questions et mes angoisses et des conseils pour arrêter d’être ce que je rejette.

J’ai appelé le numéro inscrit sur le site. C’est la présidente elle-même qui m’a répondu et écouté avant de me poser des questions. Et cela m’a permis d’être rassuré et de me détendre. Elle a su libérer ma conscience par rapport à mon abstinence et félicité pour l’appel. Elle a tout de même tenu à me mettre en garde par rapport aux risques de compromettre ma vie d’adulte outre les risques des poursuites judiciaires souvent destructrices.

Aujourd’hui j’ai décidé de rester un élève normal de seconde, concentré sur ses études, passionné de jeux vidéo et de garder l’esprit ouvert à tout le monde et à tout, même à la sexualité. Car pour moi il n’y a aucun tabou à raconter ce qui m’est arrivé. Cela ne m’empêche pas de mettre en garde et dire en insistant que : La pornographie, qu’elle soit pédopornographique ou non, reste extrêmement nocive particulièrement pour les enfants ou jeunes adolescents. Aujourd’hui je l’ai compris, nocive pour nous, mais aussi pour les enfants ou mineurs acteurs. Je sais qu’il existe des personnes de mon âge qui ont vécu ou qui vivent encore mon expérience et qui n’osent pas en parler. Je sais que d’autres ont du chercher de l’aide pendant des années jusqu’à l’arrivée de la police.

Je me demande ce que je serais devenu plus tard si je n’avais pas trouvé l’Ange Bleu. Or parler, c’est souvent le remède à tout les maux. C’est aussi le meilleur moyen de nous protéger, alors protégeons d’autres.

Je remercie Latifa de m’avoir libéré d’un long silence et sorti d’un secret.

L’avis et le mot de Latifa BENNARI

Ce courriel adressé par un adolescent de 15 ans à peine à l’association L’Ange Bleu illustre l’incohérence et les aberrations de mesures prises dans l’urgence et de manière irréfléchie en réaction à des cas médiatisés qui ne constituent que des cas isolés (et minoritaires) par rapport à l’ensemble de la population pédophile.

Elles vont à l’encontre du bon sens le plus élémentaire, et aboutissent à un corpus de lois inadaptées qui ne font qu’aggraver une situation pourtant déjà alarmante. Élaborées dans le secret des cabinets ministériels par des législateurs ignorants du problème et de ses ramifications complexes, sans concertation aucune avec les associations de terrain compétentes (et plus particulièrement sur le thème de la pédopornographie), elles ne font qu’alimenter un appareil répressif aveugle dénotant un manque de discernement de la part de nos responsables politiques qui pose pour le moins question.

Ce message est exemplaire de la réalité vécue par les consommateurs de pédopornographie sur lesquels il est urgent que la société pose un regard débarrassé du voile opaque des préjugés qui nous empêche de mettre en place des solutions adaptées au problème que la prolifération des images fixes et mobiles sur internet, si faciles d’accès, pose en termes de santé mentale.

Le profil de ce jeune garçon est représentatif de la majorité des pédophiles virtuels qui s’enferment insensiblement dans une addiction aux images pédopornographiques sans pour autant mesurer la gravité des conséquences qu’elle entraîne aussi bien pour les enfants exploités qui apparaissent sur ces supports que pour eux-mêmes.

Seul le sevrage et un accompagnement adapté des personnes peut y mettre fin et dans certains cas prévenir toute possibilité d’un passage à l’acte, sachant qu’il n’y a absolument aucun lien nécessaire de l’un à l’autre et qu’un consommateur ne se retrouvera que dans un nombre infime de cas amené à agresser des enfants.

Au contraire, le silence et le régime de la terreur (chasse à l’homme pratiquée dans les rangs du ministère de l’Éducation Nationale) imposés aux pédophiles (consommateurs de pédopornographie, pédophiles abstinents, sevrés et/ou repentis) ne font que renforcer l’isolement et la fragilité de ces derniers et par là même ne font qu’accroître le degré de dangerosité qu’ils pourraient éventuellement représenter pour la société et plus particulièrement pour nos enfants.

Nous avons le choix de continuer dans une voie que les faits eux-mêmes révèlent depuis longtemps (des dizaines d’années) être une impasse, ou réfléchir à mettre en place des moyens plus adaptés à la situation. Nous attendons désormais des femmes et des hommes politiques qui représentent la Nation française qu’ils prennent enfin leurs responsabilités et tirent la leçon de leur échec en développant une politique préventive à visage humain, mettant un terme au discours démagogique qu’il tienne face à une opinion publique versatile à des fins purement électoralistes, achevant d’appliquer systématiquement et à l’aveugle un principe de précaution dont l’usage abusif dénote une méconnaissance totale du problème qu’ils ont à résoudre.