Alerte Covid-19, quelques recommandations à suivre…

Dans ces circonstances exceptionnelles de propagation de l’épidémie due au coronavirus COVID-19, l’association l’Ange bleu tient à rappeler un certain nombre de règles primordiales.  

Dans ce contexte particulier de confinement généralisé, cette privation de liberté d’urgence sanitaire peut générer des situations  inhabituelles face auxquelles nous devons tous rester vigilants.  

Beaucoup de familles risquent  d’être exposées à des dangers virtuels dont l’impact  est multiple.

Ce que nous ne devons pas oublier :

1) Il n’existe pas de confinement dans le monde virtuel pour les mineurs. Faites attention aux dérives du Web, (Pornographie, pédopornographie, communications sur les réseaux sociaux, sites de rencontres accessibles et ouverts à tous). 

2) Attention à la recrudescence des cyber-prédateurs dans tous les coins du monde en quête de mineurs livrés à eux-mêmes. 

3) Afin de vous protéger tous du COVID-19, restez chez vous et gérez au mieux les connexions de vos enfants mineurs.

Que faut-il faire et comment agir pour prévenir ou conseiller en cas de problème ? :

Appeler la Hotline de l’association l’Ange bleu au 0033 (0) 684977239 

Ou écrire un courriel à : 

contact@ange-bleu.com ou latifa@ange-bleu.com

Sur le sujet des MAP

Le 5 janvier est paru cet article sur 20minutes au sujet de la communauté MAP (minor attracted person, personne attirée par les mineurs), incluant des extraits d’un interview à Latifa Bennari, présidente et fondatrice de L’Ange Bleu. Il nous semble important de souligner qu’entre Mme Bennari et l’auteure de l’article il y a eu malentendu par rapport au sujet de l’interview : Latifa a exprimé son point de vue par rapport à Gabriel Matzneff et à d’autres apologistes des relations sexuelles adultes-enfants actifs sur certains réseaux sociaux. Ses propos n’étaient donc pas dirigés vers la communauté MAP en général comme l’article risque de laisser entendre.

Suite à la publication de cet article nous avons reçu des mails de la part de pédophiles abstinents qui avaient été choqués par l’idée que Mme Bennari, et par extension L’Ange Bleu, aie une condamnation apparemment si nette et généralisée envers cette communauté qui pour eux avait été un grand soutien pour mieux gérer leurs attirances, ne pas passer à l’acte et se sentir mieux dans leur peau. S’il est vrai que certains qui se disent membres de cette communauté ont des propos inacceptables (apologie des relations sexuelles adultes-enfants etc) ou probablement contreproductifs (par example la demande d’être inclus dans les mouvements LGBT), la communauté dans son ensemble, selon nos bases de données, a été une influence positive pour des milliers des personnes pédophiles dans le monde.

Il y a eu des pédophiles (MAP ou non) sur les réseaux sociaux depuis les débuts de ces plateformes. Certains sont aussi des criminels sexuels, certes, mais beaucoup d’autres (la majorité selon notre expérience) sont des individus assez normaux qui utilisent ces plateformes pour les mêmes raisons que n’importe qui. Le fait que des membres de la communauté MAP aient commencé à se déclarer ouvertement et à demander d’être reconnus et acceptés peut être choquant, surtout dans ce moment où la figure de Matzneff et les discussions sur son apologie de ses actes sont dans l’esprit de tous : l’article de 20minutes parle de « normalisation de la pédophilie » et, intentionnellement ou pas, laisse paraître un parallel entre les apologistes comme Matzneff et les demandes d’acceptation de la part de certains MAP.

Il nous semble important réfléchir à la différence entre ceux qui défendent les relations sexuelles adultes-enfants, comme Matzneff et d’autres sur les réseaux sociaux qui font part des MAP « Pro-Contact » (des apologistes qui forment une communauté séparé de celle des MAP « Non-Offending »), et ceux qui ayant fait le choix d’apprendre à comprendre, accepter et gérer leurs attirances arrivent à vivre des vies assez « normales » et demandent donc à être reconnus en tant que « non dangereux », « normal ». À nos yeux, il y a deux demandes séparés : celles des apologistes, qui voudraient effectivement que les relations sexuelles adultes-enfants soient rendues légales en cas de « consentement » ; et celle des abstinents qui voudraient ne plus être considérés comme des malades et/ou des criminels en puissance par le seul fait de leurs attirances.

S’il est facile de s’indigner et de condamner la première de ces demandes (L’Ange Bleu lui-même est en train de citer Matzneff en tribunal), quoi faire de la deuxième? Sur ce site même, on dit : « Ensemble, faisons parler le silence ». Ces MAP sur les réseaux sociaux ne sont-il pas justement en train de parler, de briser le silence, d’exprimer leur parole parfois inacceptable, parfois maladroite, parfois insensée… mais souvent aussi plus humaine, plus « normale », plus touchante qu’on ne le voudrait, car tout ceci secoue nos perceptions et idées reçues sur le sujet de la pédophilie?

Nous ne savons pas comment répondre et, surtout, ce n’est pas à nous, L’Ange Bleu, de répondre en prétendant être porte-parole de la société dans son ensemble. Nous espérons par contre d’avoir pu fournir un contexte, un point de vue différent duquel considérer l’article de 20minutes et les événements qu’y sont décris.

Bonne reflection!

L’Ange Bleu vs Matzneff

Latifa Bennari, avec l’aide légale de Maître Méhana Mouhou, projète de citer l’écrivain Gabriel Matzneff en tribunal, principalement pour l’impact que certains de ses livres ont eu sur la population pédophile : ces textes ont représenté un véritable « guide » au passage à l’acte et une apologie complète des relations sexuelles entre adultes et enfants.

Un article sur 20minutes détaille assez bien la situation. Vous pouvez le consulter en cliquant ici. Nous espérons que cette citation pourra stimuler un débat constructif du coté des législateurs et surtout des éditeurs, qui pour longues décennies ont continué de publier l’oeuvre de Matzneff sans s’occuper de la nécessité de la contextualiser différemment, de la contester même, et surtout de briser le silence par rapport aux contenus potentiellement dangereux de ces livres.