Un hébéphile en contact avec l’Ange Bleu interviewé par The Independent au sujet de sa demande d’euthanasie

En souffrance depuis son enfance à cause d’une grave dépression, aggravée plus tard par le développement de ses tendances hébéphiles, Sébastien rêve d’être euthanasié le jour de ses 40 ans, pour effacer symboliquement sa propre naissance et toute son existence douloureuse.

En Belgique, c’est légal pour une personne souffrant d’une façon insupportable et constante, et qui peut prouver d’avoir déjà tout essayé pour trouver une solution, d’avoir accès à un programme d’euthanasie. Ce dernier consiste de trois commission d’experts qui évalueront le cas une à la fois, jusqu’à une décision finale soit prise. Si le programme est favorable et la personne n’a pas changé d’avis, on procède alors à l’injection létale. Autrement, un suivi thérapeutique est suggéré. » Lire la suite

Le papa d’une des victimes de Villefontaine à L’Ange Bleu

Le 27 avril, L’Ange Bleu a reçu comme invité à un groupe de parole le papa d’une des victimes de Romain Farina, le directeur d’école de Villefontaine qui s’est récemment suicidé dans sa cellule.

Ce papa, Sébastien, a choisi d’accepter cette invitation par intérêt dans la méthode de prévention en amont développée par Mme Bennari. Ceci car Romain Farina, à l’époque de sa première arrestation pour téléchargement de pédopornographie, avait plusieurs fois répété qu’il ne pouvait pas garantir qu’il ne passerait jamais à l’acte sur un enfant réel, et même que les enfants près de lui pouvaient ne pas être en sécurité. La prise en charge de son cas a été inefficace et inappropriée, comme le récents événements rendus publics lors de sa deuxième arrestation l’ont bien montré.

Sébastien a été confronté au failles du système et a trouvé dans notre groupe de parole une facette d’une méthode de prévention efficace et humaine, qui produit des résultats flagrants depuis des décades. Il a exprimé son intention d’inclure cette méthode au sein de l’association qu’il a lui-même fondée (l’AAEVP) pour le soutien aux victimes de maltraitances sexuelles dans l’enfance, car comme lui-même l’a dit : « se limiter à aider seulement les victimes, ce n’est pas ça qui fera qu’il va y en avoir moins ».

Un journaliste de métronews, invité lui aussi au groupe en tant que spectateur, a écrit un article sur cette histoire qui a été pour nous tous un moment émouvant, productif et plein de potentiel pour un avenir plus humain et plus capable d’écoute et compréhension sans ni apologie ni jugement. Sébastien, et les autres membres de son association, montrent encore une fois que la voix des victimes, leurs opinions et nécessités se perdent dans le tumulte médiatique, où ceux qui vocifèrent le plus sont souvent les moins directement concernés.

Vous pouvez lire l’article sur le site de metronews en cliquant ici.

Un réalisateur partage ses ressentis sur les groupes de parole

Les groupes de parole organisés par L’Ange Bleu prévoient souvent un petit espace dédié aux observateurs (professionnels, étudiants, etc) pour montrer la validité de notre démarche et la réalité des besoins auxquels elle répond, et aussi pour que d’autre commencent à se former à la méthode de Mme Bennari. Nous publions ici un courriel d’un de ces observateurs, un réalisateur et producteur qui a voulu nous communiquer ses ressentis.

Bonsoir Latifa,

Je tenais à vous remercier une fois encore de m’avoir convié à ce groupe de parole. Je regrette vivement de n’avoir pu rester jusqu’à son terme : je n’avais aucune idée de la durée des discussions et je devais hélas vraiment me rendre à un rendez-vous.

Mais ce que j’ai vu m’a permis de comprendre pourquoi plusieurs détenus m’ont parlé de votre travail avec tant de passion : rien de ce que j’ai vu sur place ne correspond à ce que j’ai observé dans les centre de détention, auprès des SPIP ou auprès du personnel de soin.

Votre manière très directe d’aborder les choses, sans ambages, sans fausse pudeur, en appelant un chat un chat, en intervenant quand vous le sentez nécessaire, quitte à interrompre votre interlocuteur, tout simplement parce que, d’instinct, vous semblez sentir naturellement que le moment est opportun, qu’il faut recentrer, qu’il faut préciser, qu’il faut orienter — cette manière-là m’a, dans un premier temps, désarçonné. Mais j’ai dû reconnaître, devant l’évidence, que vous faisiez chaque fois mouche, par expérience bien sûr et, une fois encore, m’a-t-il semblé, par instinct.

Vous m’avez fait, je dois l’avouer, l’impression très forte, très saisissante, d’une funambule par grand vent, mais tellement maîtresse de son art que je n’ai jamais eu peur de la chute : très vite, je voulais surtout savoir comment vous alliez assurément vous en tirer, où vous vouliez obstinément en venir, car toujours je comprenais que vous aviez systématiquement derrière la tête une idée, que vous saviez très bien où vous mettiez les pieds. Ce qui est par surcroît impressionnant, c’est que les habitués de vos groupes de parole semblent avoir pris exemple, avec le temps, sur vous, et osent régler leur pas sur le vôtre, intervenant eux aussi sans crainte, opportunément et à bon escient — et eux aussi comme à l’instinct. Peut-être tout simplement du fait de leur « expertise » ; mais aussi, j’en ai en tout cas l’impression, en bonne partie par votre influence bienveillante.

L’autre chose qui m’a semblé tout à fait inattendue (et bienvenue !), c’est l’ambiance étonnamment apaisée, détendue mais aucunement désabusée, qui accueille les rires salutaires, dont elle sait qu’ils permettent d’un peu, lorsque nécessaire, dépassionner, calmer le jeu ; sans pour autant, jamais, car ce serait proprement indécent, minorer l’importance des enjeux.

Pour qui comme moi s’intéresse pourtant à cela depuis longtemps, l’étrange simplicité, l’étrange évidence de ces échanges laisse nécessairement stupéfait et curieux d’en découvrir davantage.

Toute ma gratitude, donc, pour m’avoir ainsi accueilli.

À bientôt,

Gérard X
Réalisateur, Producteur

Un père de trois enfant dépendant de la pédopornographie

Vous pouvez lire ici un courriel arrivé à Mme Bennari des Etats-Unis. Encore une fois, on peut voir comment le manque de structures de soutien et d’écoute en amont abandonne les personnes aux prises avec des désirs pédophiles (réels ou virtuels) à elles-mêmes, seules avec leur souffrance et leur secret. Beaucoup n’arrivent pas seuls à s’empêcher de devenir des délinquants sexuels (réels ou virtuels).

Je suis heureux de découvrir votre site et l’existence de votre travail.

Je suis européen d’origine et marié à une américaine, j’habite aux Etats Unis à X. Je me sens concerné par la consommation de la pédopornographie. Malgré les mesures répressives et les risques d’être repéré par les services de police, je n’arrive pas à arrêter même si j’ai essayé plusieurs fois. Je n’ai aucun désir ni problème avec les vrais enfants même lorsque je suis seul avec eux. Je me reconnais beaucoup dans certains de témoignages des pédophiles abstinents. Portant j’ai trois enfants que j’adore mais avec qui je suis un bon papa et rien d’autre. J’aime et désire mon épouse mais cela ne m’empêche pas de replonger dans cet enfer virtuel en sachant bien que les enfants derrière la toile ne sont pas des acteurs mais des véritables victimes.

J’ai découvert la pornographie adulte à l’âge de 12 ans dans des vidéos cachés dans la chambre de mon grand frère. Je les regardais rarement mais petit à petit c’est devenu comme une drogue et à force de regarder et à chercher des nouveautés, j’ai découvert à 18 ans la pédopornographie et je me suis retrouvé dans mes souvenirs de 12 ans avec la même excitation.

Lorsque j’ai rencontré a femme, j’ai pensé que ce besoin allait disparaître et je me suis trompée. J’ai essayé de me raisonner et de contourner les sites pédophiles mais les pulsions étaient plus fortes du côté des enfants. Je commençais à avoir des sueurs dans  la nuit et ma femme se posait la question sur ma santé. Elle était loin d’imaginer que j’avais vraiment besoin d’une aide spécifique et que si une association comme la vôtre existait je ne serais pas arrivé à ce stade de ma dépendance.

En lisant vos page sur votre site et tous les articles qui présentent votre démarche, j’ai retrouvé l’espoir. Je suis prêt à me faire aider et si nécessaire, je me rendrai en France pour participer à vos groupes de parole. J’ai lu sur votre association aux USA n’est pas encore opérationnelle, avez-vous une idée sur son ouverture ? Je crois que les Etats Unis auraient besoin de développer votre action dans la mesure où elle correspond totalement aux besoins des milliers de pédophiles abstinents mais consommateurs de la pédopornographie.
Je ne comprends pas pourquoi ces sites existent, pourquoi ils sont facilement accessibles et pourquoi les producteurs et réalisateurs ne sont pas poursuivis ?

Merci et bravo pour ce que vous faites et surtout continuez et transmettez cette formidable et admirable action. J’ai vu également que vous avez écrit un livre et attends sa publication aux Etats Unis avec impatience.

G

Espoir et parcours d’un ex-enseignant arrêté pour pédopornographie

Nous publions ici un e-mail reçu par Mme Bennari le lendemain d’un groupe de parole, de la part d’un des participants, un enseignant renvoyé après une arrestation pour téléchargement de matériel pédopornographique. Il raconte ici son parcours humain et ses espoirs pour le futur après le procès.

 

Bonjour Latifa,

j’espère que tu vas bien et ta voix aussi.
Encore merci pour ton accueil d’hier.
Comme la fois précédente, j’ai été très touché par les différents témoignages.

En ce qui me concerne, (je ne sais pas si cela s’est ressenti), je ne me sentais pas forcément bien.
Je voulais surtout contenir mon émotion.
Désolé de t’écrire là, et surtout ce qui va suivre (encore un long mail de ma part !), mais j’en avais besoin.
Je voulais revenir sur quelques points et essentiellement sur les questions que tu m’avais posées.

Lorsque tu m’as demandé pourquoi je n’envisageais plus de reprendre mon métier d’enseignant, je t’ai répondu que quelque chose avait été brisée. Je ne pouvais pas en dire plus car je savais que c’était douloureux pour moi.
J’ai choisi ce métier parce que je l’aimais. J’aimais travailler avec et pour les enfants.
J’ai toujours essayé de le faire avec professionnalisme en étant attentif aux élèves.
De plus, le travail chez moi est une valeur très importante (c’est une des valeurs transmises par mes parents).

Lorsque j’ai appris que mon affaire était portée à connaissance sur mon lieu de travail, j’ai ressenti comme un coup de poignard dans le dos. Je me suis senti « lâché » par cette grande maison de l’enseignement.
Bien entendu ce que j’ai fait est grave et en me remettant dans le contexte du printemps dernier, les affaires médiatisées ont forcément fait réagir ainsi mes supérieurs. Au fond, ils ne me connaissaient pas plus que ça et rien ne pouvaient vraiment leur garantir que je n’avais pas fait plus que ce qui m’était reproché. Ils ont voulu se couvrir à juste titre, je ne peux pas leur en vouloir.

Même si les réunions sur mon lieu de travail, se sont bien déroulées; même si aujourd’hui je reconnais que c’est un mal pour un bien, que je comprends leur démarche, ce « coup de poignard » fait que je ne me sens plus « digne » d’être enseignant. J’ai l’impression qu’il y aura toujours en moi un sentiment de suspicion qui « rodera » autour de moi.

Comme je te l’ai dit hier aussi, bien que je trouvais des enfants mignons, plus particulièrement les garçons (qui ce soit sur mes lieux de travail ou dans la rue), je n’avais pas du tout envie de leur faire quoique ce soit.
Je ne sais pas si je te l’ai déjà écrit, mais y’a quelques années (et j’étais déjà dans cette déviance), je donnais des cours à domicile et notamment à un jeune adolescent. Cela se passait dans sa chambre, comme d’ailleurs dans la plupart des cas avec mes élèves en cours particulier.
Un jour, ce jeune adolescent avait beaucoup de mal à se concentrer, il ne tenait pas en place et rigolait pour un rien. A un moment, il était debout face à moi, en survêtement, et j’ai remarqué qu’il avait une érection. Cela me gênait beaucoup (je suis quelqu’un de pudique, voire très pudique) et j’ai fait comme si de rien n’était. Je lui ai demandé de revenir s’asseoir et de se concentrer sur son travail. Ce qu’il a fini par faire.
Je dirai que c’est la situation la plus risquée que j’ai rencontrée. Elle aurait pu me faire déraper et pourtant je ne l’ai pas fait. Je ne l’ai pas fait parce que déjà cela ne m’est pas venu à l’esprit et puis cela m’aurait été impossible.
Avec mes élèves à la piscine, c’était la même chose, jamais il me serait venu à l’idée de leur faire quelque chose.
Que les enquêteurs, que la justice puissent me poser la question, même si c’est légitime, même si je comprends qu’on puisse me poser cette question, au fond de moi, j’ai l’impression que c’est comme si on ne me faisait pas (ou plutôt plus) confiance.
L’affaire récente du directeur en Gironde je crois, qui vient de se faire interpelé et qui filmait des enfants à la piscine m’a fait me dire en moi-même « j’ose espérer que personne n’ira imaginer que j’aurais pu faire ça ! » car jamais cela ne me serait venu à l’idée et sincèrement, j’aurai eu l’impression de violer l’intimité des enfants.

Chaque année, j’avais pris l’habitude d’aborder le sujet sensible des situations à risque avec les enfants. Ce n’était pas un travail très approfondi, mais j’essayais de les sensibiliser à ces risques (dans la rue, sur internet) sans pour autant les inquiéter plus que ça.
Le seul domaine que je n’arrivais pas à aborder, c’était le risque au sein même de la famille.
Ce qui me rassurait, c’est qu’ils étaient déjà bien informés en grande partie.

Aujourd’hui, je n’ai plus cette irréprochabilité.
Ce qui m’a fait le plus de peine, c’est cette réunion avec les enfants. Je n’en veux à personne de l’avoir fait, je le comprends.
Des bruits courraient, des inquiétudes. Mais franchement, je me dis quelle image garderont de moi les enfants ?
Des parents qui ont souhaité reprendre contact avec moi, des collègues dans cette même démarche, m’ont dit qu’ils gardaient une bonne image de moi.
Petite précision, je ne cherchais pas non plus à être l’enseignant parfait,  le plus sympa, le plus apprécié. Mais les années ont fait que je me suis rendu compte (et par chance) que j’étais en majorité apprécié, comme beaucoup de mes collègues.

Oui c’est dur pour moi de me dire que ce métier est terminé. Oui c’est dur, comme tu le soulignais à juste titre hier, qu’un amalgame soit fait entre des prédateurs en puissance et ceux qui ne le sont pas.
Moi-même parfois je me regardais dans le miroir et à me « cracher » dans mon reflet et m’insultant.
Et pourtant, j’aime les enfants de manière noble, et pourtant c’est collé dessus cette déviance.

On en parlait à la fin de la rencontre hier, mais y’a aussi le problème d’internet « outil formidable » mais à savoir utiliser.
On arrive trop facilement à trouver des sites légaux orientés vers le sexe. Et les jeunes sont effectivement plus facilement confrontés à cela. Ou encore des commentaires (notamment dans les recherches) où les mots sont pour moi, très crus, violents.

Plus encore aujourd’hui (et je sais que je prêche une convaincue), les jeunes ont un téléphone portable, bien souvent un smartphone. Et là aussi ils peuvent se retrouver confrontés à des situations difficiles.
Je ne sais pas comment moi j’aurais vécu mon adolescence si ces outils avaient existé à mon époque, mais peut-être pas forcément de manière sereine.

Les géants de l’internet (comme Google, Yahoo, MSN, Facebook…) devraient plus encore être vigilants. Et bien entendu, les politiciens aussi.

Tu m’avais demandé aussi si j’aurais fini par faire une démarche pour m’en sortir si je n’avais pas eu l’arrestation.
Depuis quelques temps (est-ce lié au fameux directeur de l’école ?), j’avais fini par admettre que si je n’arrêtais pas, j’allais finir un jour ou l’autre par me faire arrêter. Cela ne m’a pas empêché, une nouvelle fois, de mettre cela de côté, de me voiler la face, et de retourner sur internet…
Une bonne semaine avant mon arrestation, j’avais décidé (enfin) de ne plus aller sur internet. Je t’avoue qu’au début c’était aussi plus dans l’optique de « me mettre au vert » un temps (désolé pour les propos). Mais je me disais quand même que cette fois-ci, j’arriverais peut-être à m’en éloigner.
J’étais encore loin hélas de pouvoir supprimer les images, les vidéo mais je me disais aussi que peut-être à force j’arriverais à m’en défaire.
C’est facile maintenant que j’ai été arrêté et mis en examen de dire cela mais : oui je regrette de ne pas mettre fait plus violence avant afin d’arrêter par moi-même. Oui, je regrette de ne pas m’être pris en charge plus tôt pour en parler à quelqu’un, d’avoir contacté ton association avant.
Ce qui est fait EST fait, et comme me le disait S hier, il me fallait peut-être cette arrestation pour que je réagisse enfin.

Hier, et à juste titre, tu me demandais ce que j’envisageais de faire maintenant, comment combler « le vide ».
Comme je t’ai dit, déjà, d’avoir pris contact avec l’association, de t’avoir rencontrée, de participer à des groupes de paroles cela m’aide beaucoup et je me sens « utile ».
Venir en aide aux autres et surtout indirectement protéger les enfants, les ados c’est quelque chose qui me tient à coeur. Certes, ça n’effacera pas ce que j’ai fait, mais ça me permet aussi de redonner un sens à ma vie.
Je veux continuer sur cette voie qui est la seule à ce jour qui me paraisse louable pour moi au regard de ce que j’ai fait.

Je garde aussi cette belle image du couple de O que tu as fait venir pour témoigner. Cela m’a ému car dans le fond, j’aimerais pouvoir vivre « normalement » une vie en couple ou du moins, partager avec quelqu’un, une vie sentimentale.
Et surtout, j’aurais tant aimé être père. Plusieurs personnes me disent que cela n’est pas trop tard, que ça pourrait être justement un garde-fou supplémentaire.
J’avoue qu’à ce jour, et comme je le disais hier, je ne suis pas prêt déjà à avoir un(e) petit(e) ami(e) . Et ce que tu m’as dit  est certainement ce qui me retient au fond de moi aussi en ce moment : « il faut mieux attendre mon jugement avant ».

Je ne sais plus si je t’en avais parlé (je t’ai tellement écrit de lignes !!!) Avant mon affaire, j’avais parfois l’idée de partir, de tout quitter, de donner des nouvelles à ma famille, à mes amis mais qu’à force ils finiraient par ne plus trop penser à moi, à s’habituer à mon absence. (Cette idée je l’ai eu après être tombé amoureux d’un jeune homme (âgé de 30a) qui ne partage pas mes sentiment.)

Je ne me rendais pas compte (ou je ne voulais pas m’en rendre compte) que des personnes (à commencer par ma famille) tenaient à moi, m’aimaient. Je sais que c’est particulier d’écrire cela, mais dans le fond, je pense que je ne méritais pas l’amour, l’intérêt des gens et en même temps, je sens bien que j’en avais besoin. Curieusement (?), je suis quelqu’un de sociable et encore plus aujourd’hui même si j’ai beaucoup d’appréhension à aller vers les autres.
Il y a des gens autour de moi qui me font toujours confiance.
Je me dois d’être à la hauteur.

Ce qui est certain, c’est que je n’ai plus envie de faire souffrir autour de moi, je n’ai pas envie d’être un boulet pour mes proches et pour la société.

Voilà, je vais te laisser mais avant cela, je te remercie infiniment de m’avoir permis de revenir participer à un groupe de parole hier. Merci aussi de m’avoir donné la parole, d’avoir présenté brièvement mon témoignage comme « pouvant servir » à s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard, avant que la police ne débarque un matin chez soi…

Si mon histoire (sans être une référence particulière) peut aussi aider ne serait-ce qu’un consommateur d’images à réagir pour ne plus continuer sur cette voie sans issue, alors ça sera un plus pour moi.

Bonne fin de dimanche à toi, bon courage
et à très bientôt j’espère !
Tu es vraiment une femme extraordinaire ! Merci vraiment à toi pour tout !
Amicalement
S/P

PS : je commence à être moins en mode « parano », j’ai fini (enfin !) par indiquer mon métier (bon, en même temps, ce n’était pas bien difficile de deviner dans quel domaine je travaillais, mais c’est tout de même nouveau pour moi, c’est grâce en grande partie, à toi, alors encore une fois : merci !!!

La bande annonce de « En Proie », film sur la pédophilie abstinente

David Guiraud a publié la bande annonce de son film sur la pédophilie abstinente « En Proie », réalisé en consultation avec Mme Bennari et L’Ange Bleu.

Nous vous rappelons que ce film a été financé avec une campagne sur kickstarter, et nous remercions encore tous les visiteurs de notre site qui y ont participé : )

kickstarter

facebook

Six mois après le contact avec L’Ange Bleu

Nous publions ici le témoignage de T, écrit six mois après avoir pris contact avec L’Ange Bleu la première fois. Il est facile de voir comment le fait d’avoir pu être écouté et soutenu a changé sa vie en positif. Les besoins exprimés par T et milliers d’autres comme lui sont clairs et notre expérience, comme ce témoignage le montre, prouve qu’il est possible d’y répondre.

 

Six mois après ma rencontre avec Latifa de l’ange bleu

J’avais déjà écrit le 19 juin 2015 un peu après avoir rencontré Latifa et avoir commencé mon sevrage de la pédopornographie. J’avais fini mon écrit sur une note positive et j’ai bien eu raison car aujourd’hui ma vie a repris son sens!! Je peux donc dire que je suis heureux dans ma vie actuelle. Je voudrais donc témoigner de nouveaux pour donner de l’espoir aux personnes qui sont dépendantes de la pédopornographie et leur dire que c’est possible de s’en sortir et d’avoir une vie beaucoup plus saine et heureuse avec de la joie de vivre et de la sérénité.

1: Mon contact avec L’Ange Bleu et Latifa Bennari

Je peut donc dire que Latifa m’a sauvé la vie car sans elle je n’aurai jamais pu m’en sortir ; je pense que j’aurai été toujours accro à ces vidéos, photos, et les autres mangas pédopornographiques. Je dis bien m’a sauvé la vie car j’avais accumulé une telle frustration, une telle mauvaise image de moi, un isolement et mal-être profond que je pense que j’aurai fini par mettre fin à mes jours, ou peut-être même par tenter de reproduire ce que je voyais sur ces images et vidéos que je trouvais et que je sentais tellement malsains et atroces mais avec lesquels je « nourrissais » mon esprit plusieurs heures par jour. J’ai donc contacté Latifa par mail et elle m’a répondu quelques heures après…

Sa réponse a transformé ma vie, je me sentais totalement isolé et je pensais que personne ne pouvait me comprendre. Grâce à elle, j’ai compris que la seule solution pour moi pour m’en sortir, c’était le sevrage total de ces vidéos, ces images qui étaient la cause principale de mon malheur. Nous avons continué quelques échanges par mail, puis par des conversations téléphoniques qui m’ont énormément aidé.

J’ai lu aussi le dernier livre de Latifa dans lequel j’ai pu me reconnaître dans certains témoignages et aussi qui m’a permis de comprendre pourquoi j’en était arrivé là, que je n’étais pas un monstre, et surtout que j’avais les possibilités de m’en sortir par moi-même.

J’ai aussi participé à un groupe de parole organisé par Latifa qui m’a permis de rencontrer des personnes qui avaient le même profil que moi et surtout d’entendre la douleur des ex victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance. Le fait de voir ces victimes en face de moi, de les entendre témoigner de la douleur qu’elles ont subi durant leur enfance et l’impact que ça a eu dans leur vie jusqu’à aujourd’hui m’a fait comme un électrochoc et m’a ouvert les yeux.

La rencontre avec L’Ange Bleu a été décisive pour ma nouvelle vie, je n’aurais jamais assez de mots pour remercier Latifa et les membres de L’Ange Bleu.

2 Le développement personnel

Latifa m’avez donné les clefs pour me sortir de mon addiction, puis j’ai commencé à chercher des solutions en même temps que mon sevrage pour pouvoir tenir le coup et essayer d’ avoir une vie plus remplie afin de remplacer le temps que je passais sur mon ordinateur à consulter ces fichiers pédopornographiques par du temps qui serait bénéfique dans ma vie. Je n’aime pas trop lire, mais j’avais l’habitude d’écouter des podcast et c’est grâce à ça que j’ai commencé à écouter des podcast sur le développement personnel.

Par la suite j’ai aussi lu quelques livres qui m’ont aidé à avoir plus confiance en moi, à diminuer la timidité et à pouvoir rencontrer des nouvelles personnes afin de sortir de ma solitude.

Grâce à ces podcast et livres de développement personnel j’ai pu faire un travail sur moi en profondeur, comprendre certains de mes comportements qui me bloquaient dans ma vie de tous les jours, dus aussi à mon enfance. J’ai pu constater que mon enfermement mental dans cette addiction était beaucoup du à ma grande timidité, et que je préférais m’enfermer dans ce monde virtuel, plutôt que de sortir et essayer de rencontrer des filles de mon âge.
Le développement personnel m’a beaucoup aidé à aller mieux, m’a permis de m’améliorer dans de nombreux domaines de la vie et je continue à m’y intéresser tous les jours.

3 La méditation

La méditation fut très importante pour moi aussi ; j’ai commencé à la pratiquer de pleine conscience il y a un peu plus de 3 mois. Le premier mois je n’ai pas ressenti beaucoup d’effets mais en ayant une pratique régulière entre 10 à 20 minutes par jour, j’ai senti mon anxiété, toutes les pensées négatives, les peurs inutiles diminuer. J’ai pu être plus serein, repérer les moments où j’étais plus susceptible de rechuter ; ça m’a permis aussi de comprendre un peu de mon fonctionnement et des fragilités de mon mental.

A ce jour je pratique tous les matins une méditation guidée une vingtaine de minutes. Je tiens à préciser que je suis athée et que donc les méditations que je pratique sont laïques.

4 La psychologue

Depuis ces six mois je suis suivi par une psychologue, et j’ai franchi le pas de lui parler de mon addiction a la pédopornographie. Je pense qu’elle a du mal à se mettre à ma place car elle n’a pas les outils pour comprendre. Cependant elle a pu m’aider dans d’autres domaines de la vie, ce qui fait que je vais mieux aujourd’hui. Je n’ai pas pu la voir autant de fois que je l’aurai voulu car cela me demande un investissement financier important et elle était beaucoup prise par son emploi du temps.

Bilan depuis ma rencontre avec Latifa Bennari de L’Ange Bleu

Aujourd’hui je suis heureux d’être en vie, je continue à me battre tout les jours, ma vie n’est pas parfaite, mais je l’apprécie telle qu’elle est. Je tiens à dire que durant mon parcours j’ai fait trois rechutes, 3 soirs où je suis retourné voir des fichiers pédopornographiques, mais je me suis relevé le lendemain. Je m’en suis beaucoup voulu lors de la première rechute mais les autres fois, j’ai pris ça comme une expérience et j’ai essayé de comprendre pourquoi j’avais rechuté. Maintenant je pense que les jeunes filles et fillettes on repris la place qu’elle devraient avoir dans ma tête : celle d’enfants et non d’objets de désir. Bien sûr je les trouve toujours jolies, j’adore leur spontanéité, mais je les vois différemment d’avant ma rencontre avec Latifa.

Pour moi le chemin a été difficile mais par rapport au calvaire qu’était ma vie avant le 1er mail de Latifa ce n’est rien. Je ne suis qu’au début, mais grâce au travail que j’ai fait sur moi et surtout grâce a L’Ange Bleu je n’ai plus de doutes sur le fait que je resterais à jamais un pédophile ABSTINENT. J’espère trouver la future maman de mes enfants rapidement, il me reste à continuer a vivre, et a rester vigilant sur les pièges que nous dresse la vie!!

J’espère que mon témoignage redonnera de l’espoir au personnes qui comme moi étaient au plus profond du gouffre, et qu’il y aura des personnes comme à L’Ange Bleu avec un cœur suffisamment immense pour permettre de transpercer notre carapace et nous redonner le goût de vivre et de pouvoir nous en sortir.

T

Demande d’aide d’un consommateur de pédopornographie

Nous publions ici une demande d’aide très représentative de toutes celles qu’on reçoit chaque jour. L’auteur, T, a écrit de nouveau après six mois pour montrer combien le fait d’avoir pu être écouté et conseillé l’a affecté positivement.

Bonjour

Tout d’abord merci pour le combat que vous mener chaque jour auprès de votre
association.

Je vous suis depuis quelque temps j’ai vu un reportage sur LCP ou on parler
de vous, je vous ai entendu dans des émissions radios grâce au ponças et
j’ai parcouru votre site interne.
Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous avez fait et que vous faite.

Voila je vais rester anonyme (je suis très paranoïaque à ce sujet j’ai trop
peur que mon mail soit intercepté) donc cette adresse mail c’est une boite
mail que je viens d’ouvrir et je ne ferai pas apparaître mon nom.

Je suis un jeune homme de 27 ans, j’habite en Normandie , ma vie sociale et
quasi nul, très peux d’amis et d’ amoureuses, je sort presque jamais le
soir, je suis timide, réserver, mal dans ma peau, trop gentil, travailleur
,je suis très proche de ma famille,  je vis encore chez ma mère car la
solitude me pèse beaucoup.

Voila je vous contacte car ma vie devient chaque jour un enfer de plus en
plus!

Je suis attire depuis l’âge de 17 ans environ par les petits garçons qui on
entre 7 et 12 ans juste avant leur puberté et je suis accros aux vidéos,
photos, dessin, pornographique que l’on peut télécharger ou visionner sur
des sites peux recommandables sur le net.

J’ai bien conscience que ce que je fais c’est très mal que, c’est terrible
pour toutes ces petits garçons innocents mais je n’arrive pas à me passer de
toute ses images, films ou de fantasmer sur elles quand je suis dans la rue
ou devant une école.

Je sais pas si ce n’est pas génétique mon grand père avait touché des
gamines, lui était passé a l’acte et mon oncle lui et trop bizarre et n’a
jamais eu de copine de sa vie.

J’ai souvent  envie de dire  « arrête » j’efface tout ce que j’ai de douteux
sur l’ordinateur je m’inscris sur un site de rencontre, j’essaye d’être
normal mais ça ne dure jamais je replonge je re télécharge je passe des
nuits des fois entières sur l’ordinateur, la tablette, ou même le Smartphone
a regarder ces fichier pédopornographiques.

Je suis très mal, à chaque fois que je navigue sur ces sites que je
télécharge je prends des risques j’ai beau avoir des logiciels pour
l’anonymat je suis jamais en sécurité. Si ma famille le découvrais sa serait
terrible! Puis mon filleul qui a 2 ans, quand il grandira dans 5 ans ?
Vais-je arriver à ne rien lui faire? Si ça se savait je ne le supporterai
pas je préfère encore me tirer une balle dans la tète. Tout les jours je vis
dans la crainte de voir arriver a la porte une équipe de policier ou une
lettre dans la boîte.

Je ne peux plus me voir dans une glace, je suis complètement paranoïaque,
je ne me supporte plus, je me dégoute, je ne dors plus, ça s’en ressent dans
mon travail j’en ai marre, je veux m’en sortir, je suis un grand addict.
J’ai fini par me rendre compte que fermer les yeux ou noyer le poisson ne
servirai a rien
Pourtant dans mon entourage tout le monde m’aime et me trouve des qualités
mais ils ne connaissent pas ma part d’ombre.

S’il vous plait Mme Bennari aidez-moi je veux plus être ce monstre, je ne
veux faire de mal a personne, je voudrais tant être comme tout le monde
heureux, avoir une vie saine et amoureuse.
Je n’ai pas vu sur votre site d’adresse de psychologues dans ma région.

Alors j’espère que vous me répondrez. Aujourd’hui j’ai encore fait le
nettoyage de mes disque durs, j’ose espère que ce sera la bonne avec votre
aide.

Vous pouvez me répondre a cette adresse ***********

Merci par avance.

T

Liste des thérapeutes

Un nombre croissant de psychologues, psychothérapeutes, psychiatres et psychanalystes nous ont fait part de leur volonté de s’associer à notre démarche d’écoute. Nous dressons ci-dessous la liste de tous ceux qui nous ont d’ores et déjà assurés de leur soutien et en qui nous reconnaissons la faculté de vous aider, suivant leurs compétences et capacités d’écoute. Nous tenons à les remercier vivement pour leur intérêt et leur implication.
* Si vous éprouvez le besoin de rencontrer un spécialiste dans votre région, vous pouvez contacter de notre part le plus proche d’entre eux figurant sur la liste ci-dessous.
(Cette liste sera régulièrement mise à jour).
* Par ailleurs, si vous êtes thérapeute et souhaitez nous proposer vos services, vous pouvez joindre Madame Bennari à l’adresse « contact@ange-bleu.com ». Vous serez les bienvenus.

Département 14

Michel Suard
Psychologue, thérapeute familial
Spécialisé pour le traitement des violences intrafamiliales (conjugales et sur enfants)
7, rue Léon Lecornu, 14000 Caen
06 08 55 92 79
02 31 44 47 63
suardatfs@wanadoo.fr
* Association de Thérapie Familiale Systémique (ATFS)

Département 30

Claire Dufour-Jaillet
Psychothérapeute transpersonnelle
Aiguebonne
30750 Lanuéjols
(+33)689 56 76 69
claire.dufour-jaillet@orange.fr
http://www.claire-dufour-jaillet.com
http://www.aiguebonne.com
http://www.prometra-france.org

Département 37

Louboff François
Psychiatre, Psychothérapeute, praticien EMDR
7, rue Moreau Chaumier, 37550 Saint-Avertin
02 47 25 84 07
dr.francoislouboff@gmail.com

Département 38

Anaïs DEYIRMENDJIAN
Psychologue Clinicienne / Neuropsychologue
Pôle Santé Les Bruyères
135 Rue des Noyers, 38300 Meyrié
07 82 46 71 04
anapsy.contact@gmail.com
http://ana40090.wixsite.com/psy38

Gichardon Gérard
Psychothérapeute, Psychopraticien Certifié PsY en mouvement (Fédération des professionnels de la psychothérapie), groupes et séances individuelles
1101 Route Départementale 75
38460 CREMIEU / Villemoirieu
Tél : 04.74.80.73.98 / 06.75.54.24.76
courriel : gerard.guichardon@psy-en-mouvement.fr
Site : http://www.psy38.com/
Trésorier de la Fédération Professionnelle « PsY en mouvement » – Délégué National – Membre de la commission de « Certification »
http://www.psy-en-mouvement.com/

Département 44

EGURBIDE Philippe
Praticien en psychothérapie : séances individuelles, groupe
Psychothérapie multiréférentielle
126 route de Vannes
44100 Nantes
06.68.19.49.15
Site : psy.egurbide.free.fr
Courriel : pheg1@free.fr

Département 69

Norma BERNARD
Psychopraticienne formée en AT
Psychothérapie : thérapies individuelles
(Adultes, couple, familles)
48, Chemin des Fonts, 69110 Sainte Foy Lès Lyon
P: 06 99 46 68 71
normabernard2@aol.com

Sonia BENZEMMA
Psychologue clinicienne
Publics : Enfants-Adolescents-Adultes
Psychothérapies individuelles et groupales
Psychothérapies familiales (victimes et auteurs)
11 RUE DES AQUEDUCS
69005 LYON
TEL: 06.22.58.39.25
E-mail: sonia_benzemma@hotmail.fr

Ana Molenda
Psychologue clinicienne et psychothérapeute
Cabinet de consultation – Pôle Santé du Valvert
50 rue Paul Santy – 69130 Ecully
0658959278
anamolenda.psychologue@gmail.com

Département 75

Ducène Christine
Psychothérapie analytique individuelle ou en groupe (Enfants, adolescents, adultes).
18, rue Pinel – 75013 Paris
(M° Campo-Formio ou Nationale)
P: 06 32 25 88 01
cducene@yahoo.fr

Louka Jean-Michel
Psychanalyste
74, rue Dunois, 75013 Paris
P: 06 81 25 48 56
jmlouka@orange.fr
www.louka.eu

Delaval Anna
Psychologue clinicienne, psychothérapeute, sexologue, praticienne EMDR
16, rue Vandrezanne, Tour Jade, 75013 Paris
06 70 57 96 52
annadelaval@free.fr
(NOTE: ne prend en charge que les victimes)

Evelyne Dillenseger
Sexologue, Thérapeute de Couple et Psychanalyste
90 Bd Saint Germain
75005 Paris
06 74 43 20 54
evelyne.dillenseger@gmail.com

Département 77

Ducène Christine
Psychothérapie analytique individuelle ou en groupe (Enfants, adolescents, adultes).
P: 06 32 25 88 01
cducene@yahoo.fr

Département 78

Marie-Willye Attely-Vol
Docteur en Sciences Humaines, Psycho-Praticienne, Formatrice, Coach
9 rue Caillou Mérard, 78400 Chatou
06 63 94 75 32
mariewillye@aol.com

Département 82

Winkel Jean-Claude
Psychanalyste corporel
D55 rue de Grandselve, Lieu-dit Bernadet, 82600 Bouillac
P: 06 16 79 32 43
jc.winkel@orange.fr
* Site
* Institut de Psychanalyse Corporelle

Département 91

Arnaud George psychanalyste (membre de la FF2P)
Spécialisé en analyse existentielle et logothérapie
Consultant en criminologie et victimologie
9 Chemin de chilly (Bât A)
91160 Champlan
Tél : 06 65 65 57 21
Site internet du cabinet de Champlan : https://arnaudgeorgepsy.jimdo.com/

Département 93

Lanord Laurent
Sexologue
0619729463
0323979316
laurentlanord@gmail.com

Département 95

Nadia EL BOUGA
Sexologue Clinicienne, Thérapie conjugale
3 rue Edith Piaf
95140 Garges les Gonesse
nadiaelbouga@gmail.com
* Site

Luxembourg

Charlotte Bissieux-Stehelin
Psychothérapeute
(Membre de la FF2P (fédération française de psychothérapie et de psychanalyse) et de l’AETPR (association européenne des thérapeutes psycho-corporels))
32 rue Jean-Pierre Brasseur, L-1258 Luxembourg
T: +(352) 691 22 26 28
charlottebissieux@yahoo.com

Suisse

Chatton Dominique
Psychiatre, psychothérapeute, sexologue
28, rue de Genève, 1225 Chêne-Bourg
T: 00(41) 22 860 95 91
F: 00(41) 22 860 95 90
dchatton@hin.ch
* Site

Jaffé Philippe
Psychologue, psychothérapeute
5, avenue du Mail, 1205 Genève
T: 00(41) 22 321 95 00
F: 00(41) 22 321 96 24
philippe.jaffe@pse.unige.ch

Sur internet

Orroz
Lutte contre l’addiction à la pornographie
orroz@orroz.net
* Site

Un père en prison cherche la rédemption

BP                                                                                            avril 2015

Cellule nn, Centre de Détention X

 

[ndr : nous avons choisi de ne pas corriger le document pour en préserver l’authenticité]

Bonjours, Association L’Ange Bleu

 

Je vous écris suite à l’émission que jais regardé sur TF1 sur votre association qui ma beaucoup apporté sur ma vision que j’ais de moi. Je suis en prison pour des faits d’attouchements sur mineurs de moin de 16 ans, qui était ma fille, ce que je regrette amerment, croyez moi.

J’ais écris ma biographie avec biensur le déroulement des faits qui mon amené à être emprisonné depuis trois ans, j’accepte ma condanation, j’ais été condamné à huit ans ce que je trouve normal, j’ais voulu être arrêter pour mon crime, car je n’avais jamais penser que étant moi même passé par là, je le ferais subir à ma fille, dans mon coeur je pense que je suis un monstre sur le chemin de la redambtion et que j’aimerais temoinier de tout le mal que j’ais fais à ma victime, mais aussi aux personnes qui vous entoure, car eux aussi souffre, j’ais perdu toutes ma familles, plus personnes ne veut me voir ou entendre parler de moi, mais je les comprends et leurs pardonnes toutes les paroles désagréable qu’ils ont pu dire le jour de mon procès, car quand vous entender vos fils vous dire qu’ils préférais que vous crêvier, et qu’il pisseraient sur ma tombe, c’est une phrase que malheureusement je n’oublierais jamais de ma vie.

Croyez moi je souffre énormement du mal que j’ais fais, je n’arrive plus à me regarder dans une glace, car l’image qui en ressort est celle d’un père déchu.

Je sais une chose, c’est que aujourd’hui je suis passé d’un père model, à la nomination d’agresseur et violeur sur mineur de moin de 15 ans. Je regrette vraiment d’avoir fait du mal à ma fille que j’ais détruite pour la vie, je pense souvent à elle, mais on ma enlever mon autorité parental ce que je comprend, mais aurais aimer pouvoir avoir le droit simplement de lui écrire pour prendre de ses nouvelles, ce qui me rendrais la prison plus surportable.

J’aurais aimer lire votre livre car il m’intéresse, je le commanderais en cantine exeptionnel, je ne sais pas si je l’aurais, mais je vais essayer, car pour moi c’est très important de pouvoir lire votre livre. J’espère pouvoir éditer mon livre aussi pour témoinier, pour que les victimes d’agressions sexuelles sage que cértain détenus regrette vraiment ce qu’ils ont faient subir à leurs victimes.

J’écris beaucoup de poèsie, pour exorciser les démons que j’ais u en moi, et faire pénitence envers toutes les victimes de cruauter que nous avons faient subir à toutes ses victimes.

J’espère que vous pourriez me répondre à mon courrier, car je vous écris car je suis traiter par le docteur psychiatre Mme R. E. qui vous à rencontré, car elle s’occupe de aussi d’association. Elle ma encourrager pour que je vous écrive, mais de moi même déjà j’avais l’envie de vous contacter car pour moi, c’est très important, et je vous respecte avec beaucoup sincériter car heureusement qu’il y a des association comme la votre pour que les victimes puisse se refugier chez vous et qu’ils y a des personnes qu’ils puissent les écouter et surtout les aider pour se reconstruire dans leurs vies. Merci à vous, de tout le bien fait que vous leurs procurez du bien être et des soins qu’ils ont besoins.

Je suis désoler d’avoir fait se crime qui m’anéanti tous les jours, j’aurais aimer mettre fin à ma vie pour le crime que j’ais fais.

Voilà je pense avoir de vos nouvelles assez vite de vous, merci pour toutes ses victimes merci.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées et sincères et Cordiale.

 

BP

(PS voudriez bien me redonner votre titre de livre pour que je puisse le commander merci)

 

1 2